État des risques11 août 202612 min de lecture

État des risques et compromis de vente : à quel moment le fournir ?

L'état des risques (ERP) doit-il être annexé au compromis de vente ? À quel moment le remettre à l'acheteur, dans quel document, et faut-il le refaire entre le compromis et l'acte authentique ? Ce guide 2026 détaille le calendrier précis (annonce, première visite, compromis, acte), la règle des 6 mois, la mise à jour obligatoire en cas de nouveau plan de prévention, les sanctions en cas d'oubli, et comment générer un ERP conforme gratuitement ou par API.

Illustration flat design teal sur fond navy représentant la chronologie d'une vente immobilière : maison, état des risques annexé au compromis de vente, puis signature de l'acte authentique chez le notaire, avec une fenêtre de validité de six mois

Au moment de signer un compromis de vente, une question revient sans cesse : à quel moment faut-il remettre l'état des risques (ERP) à l'acheteur, et dans quel document doit-il figurer ? La réponse courte : l'état des risques doit être annexé au compromis (ou à la promesse) de vente, mais la bonne pratique — désormais imposée par la loi — est de le communiquer bien plus tôt, dès l'annonce et la première visite. Ce guide 2026 détaille le calendrier précis, la règle des six mois, la nuance importante de la mise à jour entre le compromis et l'acte authentique, et les sanctions en cas d'oubli. Il montre aussi comment obtenir un ERP conforme, gratuitement pour un particulier ou par API pour les professionnels.

L'état des risques est-il obligatoire au compromis de vente ?

Oui, sans ambiguïté. L'état des risques et pollutions est un diagnostic obligatoire pour toute vente d'un bien situé dans une commune concernée par un plan de prévention des risques (naturels, miniers ou technologiques), un zonage sismique ou un potentiel radon significatif. Cette obligation découle du dispositif d'information des acquéreurs et locataires (IAL) instauré par la loi du 30 juillet 2003.

Concrètement, le vendeur doit informer l'acquéreur des risques auxquels le bien est exposé avant la signature du contrat. Le compromis de vente (ou la promesse de vente) est le premier acte engageant les deux parties : c'est donc au plus tard à ce moment que l'état des risques doit être fourni et annexé. Un compromis signé sans état des risques, alors que la commune est concernée, expose le vendeur à des recours de l'acheteur (voir la section sur les sanctions).

À retenir : l'état des risques n'est pas une formalité que l'on règle chez le notaire au dernier moment. Il doit être disponible dès le compromis, et même avant — dès l'annonce immobilière depuis 2023.

Où s'annexe l'état des risques : le dossier de diagnostic technique (DDT)

L'état des risques ne circule pas seul. Il fait partie du dossier de diagnostic technique (DDT), l'ensemble des diagnostics que le vendeur doit remettre à l'acquéreur. Ce dossier est annexé au compromis de vente (ou à la promesse) et, à défaut de compromis, directement à l'acte authentique de vente.

Le DDT regroupe, selon le bien, plusieurs documents que nous détaillons dans notre article sur les diagnostics immobiliers obligatoires pour une vente :

  • le diagnostic de performance énergétique (DPE) ;
  • les diagnostics amiante, plomb (CREP), termites, gaz et électricité selon l'âge et la localisation du bien ;
  • le mesurage Loi Carrez pour un logement en copropriété ;
  • et l'état des risques et pollutions (ERP), qui nous intéresse ici.

L'état des risques a une particularité par rapport aux autres diagnostics : il n'est pas réalisé par un diagnostiqueur mesurant le bien, mais rempli à partir des données officielles arrêtées par le préfet du département (plans de prévention, zonages, arrêtés de catastrophe naturelle). C'est pourquoi il peut parfaitement être établi par le vendeur lui-même, gratuitement, à partir du portail public — nous y revenons plus bas.

Le bon calendrier : annonce, première visite, compromis, acte

Depuis le 1er janvier 2023, les obligations de diffusion de l'information sur les risques se sont considérablement renforcées. Il ne suffit plus d'annexer l'ERP au compromis : l'information doit apparaître beaucoup plus tôt dans le parcours de vente. Voici le calendrier à respecter.

1. Dès l'annonce immobilière

L'annonce de vente (sur un portail, en agence ou en vitrine) doit comporter une mention informant que le bien est exposé à des risques et renvoyant vers le portail Géorisques pour le détail. C'est la première étape : informer avant même la visite.

2. Dès la première visite

L'état des risques complet doit être remis à l'acquéreur potentiel dès la première visite du bien. L'objectif du législateur est clair : que l'acheteur puisse prendre sa décision en toute connaissance de cause, et non découvrir un risque d'inondation ou de retrait-gonflement des argiles une fois engagé.

3. Au compromis (ou à la promesse) de vente

L'ERP est formellement annexé au compromis, au sein du dossier de diagnostic technique. Il doit alors dater de moins de six mois à la date de signature. Les deux parties reconnaissent en avoir pris connaissance.

4. À l'acte authentique chez le notaire

Enfin, l'état des risques est de nouveau intégré au dossier annexé à l'acte authentique de vente. C'est ici qu'intervient le point le plus délicat, souvent source de litiges : la validité et l'éventuelle mise à jour du document entre le compromis et l'acte. Voyons cela en détail.

Validité de 6 mois et mise à jour obligatoire entre compromis et acte

L'état des risques n'est valable que six mois. Cette durée courte s'explique par le caractère évolutif des données : un plan de prévention peut être approuvé, un zonage sismique révisé, un secteur d'information sur les sols créé, un arrêté de catastrophe naturelle publié. Deux règles pratiques en découlent.

Le document doit être valable le jour de l'acte, pas seulement au compromis

Le point de référence pour apprécier la validité est la date de signature de l'acte authentique. Un ERP encore valable au moment du compromis mais expiré le jour de la signature définitive ne vaut plus rien. Or il s'écoule souvent trois à quatre mois entre le compromis et l'acte : un état des risques établi trop tôt peut donc se périmer en cours de route. Il faut alors le régénérer avant la signature finale.

La mise à jour peut être obligatoire même si le document n'a pas six mois

C'est la nuance que beaucoup de vendeurs ignorent, et que la jurisprudence a rappelée avec fermeté. Si la situation réglementaire du bien évolue entre le compromis et l'acte — approbation d'un nouveau plan de prévention des risques, révision d'un zonage, création d'un secteur d'information sur les sols — l'état des risques doit être actualisé, même s'il se trouve encore dans sa période de validité de six mois.

Point clé : la validité de six mois ne protège pas à elle seule. Un ERP « frais » de trois mois peut être devenu inexact si, entretemps, un PPR a été approuvé sur la commune. Vendeurs, notaires et agents ont intérêt à vérifier la situation du bien juste avant l'acte, et à régénérer l'état des risques au moindre doute.

Cette exigence a été particulièrement médiatisée en 2026 : plusieurs décisions ont souligné qu'un état des risques dans sa fenêtre de validité ne suffit pas à garantir la conformité de l'acte si le zonage a changé. La parade est simple et peu coûteuse : régénérer le document juste avant la signature, ce qui prend quelques secondes en ligne.

Que risque le vendeur en cas d'oubli ou d'ERP périmé ?

L'absence, l'obsolescence ou l'inexactitude de l'état des risques n'est pas une simple erreur de forme. Les conséquences peuvent être lourdes pour le vendeur.

  • Réduction du prix de vente. Si l'acquéreur découvre après coup qu'un risque n'a pas été porté à sa connaissance, il peut saisir le tribunal pour demander une diminution du prix, proportionnelle à la dépréciation du bien.
  • Résolution (annulation) de la vente. Dans les cas les plus graves — un risque majeur non signalé qui a déterminé le consentement de l'acheteur — le juge peut prononcer l'anéantissement pur et simple de la vente.
  • Responsabilité des professionnels. L'agent immobilier et le notaire, tenus d'un devoir de conseil, peuvent voir leur responsabilité engagée s'ils ont laissé passer un ERP absent ou périmé.

Autrement dit, négliger l'état des risques, c'est fragiliser toute la transaction. Le paradoxe est que ce document est l'un des rares diagnostics gratuits et instantanés : il serait dommage de compromettre une vente pour l'avoir oublié ou laissé expirer.

Générer un état des risques à jour, gratuitement ou par API

Puisque l'ERP doit être frais au compromis et vérifié avant l'acte, la vraie question devient pratique : comment le produire rapidement et le régénérer sans friction ? Deux voies, selon votre profil.

Gratuitement, pour un particulier

Le portail public Géorisques (service de l'État) permet de saisir l'adresse du bien et de générer un état des risques officiel, gratuitement, en quelques secondes. C'est la méthode recommandée pour un particulier qui vend un seul logement. Notre guide pas à pas détaille la marche à suivre dans l'article comment obtenir un état des risques. Pensez simplement à le régénérer juste avant l'acte si plusieurs mois se sont écoulés depuis le compromis.

Par API, pour les professionnels et les volumes

Pour un diagnostiqueur, un notaire, une agence ou une plateforme immobilière qui gère de nombreux dossiers en parallèle, la saisie manuelle adresse par adresse — au compromis puis, de nouveau, avant chaque acte — devient vite chronophage et source d'erreurs. C'est là qu'intervient une API d'agrégation des risques : elle reçoit une adresse et retourne, en un seul appel, l'ensemble des risques associés (naturels, miniers, technologiques, pollution des sols, radon, arrêtés de catastrophe naturelle), à partir des mêmes données officielles que Géorisques, puis génère l'ERP conforme par programmation.

C'est précisément ce que propose RisquesAPI : une API documentée qui agrège tous les risques d'une adresse et produit l'état des risques prêt à annexer au compromis, avec 100 requêtes gratuites par jour pour tester, une tarification simple pour la production, et un serveur MCP pour connecter la génération d'ERP directement à un assistant IA. Régénérer un état des risques à jour avant chaque acte authentique devient alors un appel automatisé, et non une corvée manuelle.

À retenir : l'état des risques doit être annexé au compromis, daté de moins de six mois, remis dès la première visite, et vérifié — voire régénéré — avant l'acte authentique. Gratuit sur Géorisques pour un particulier, automatisable par API pour les professionnels.

Pour aller plus loin, consultez notre synthèse qui doit faire l'état des risques ou notre article pilier sur les risques naturels en France.

Questions fréquentes

L'état des risques doit-il être annexé au compromis de vente ?+

Oui. L'état des risques et pollutions (ERP) fait partie du dossier de diagnostic technique, qui est annexé au compromis de vente ou à la promesse de vente. À défaut de compromis, il est annexé directement à l'acte authentique. Il doit dater de moins de six mois à la date de signature. Depuis 2023, l'information sur les risques doit même figurer dès l'annonce immobilière et l'ERP être remis dès la première visite du bien.

À quel moment faut-il remettre l'état des risques à l'acheteur ?+

Le plus tôt possible. Depuis le 1er janvier 2023, une mention sur les risques doit apparaître dès l'annonce, et l'état des risques complet doit être remis dès la première visite. Il est ensuite formellement annexé au compromis de vente, puis à l'acte authentique. L'objectif est que l'acheteur connaisse les risques avant de s'engager, et non qu'il les découvre chez le notaire.

Faut-il refaire l'état des risques entre le compromis et l'acte de vente ?+

Parfois oui. L'état des risques est valable six mois, et c'est la date de l'acte authentique qui fait foi : s'il expire entre le compromis et la signature définitive, il faut le régénérer. Surtout, si la situation réglementaire du bien évolue entretemps (nouveau plan de prévention approuvé, zonage révisé, secteur d'information sur les sols créé), le document doit être actualisé, même s'il n'a pas encore six mois. Par prudence, mieux vaut le régénérer juste avant l'acte.

Qui doit fournir l'état des risques au compromis ?+

C'est le vendeur qui a l'obligation de fournir l'état des risques, au sein du dossier de diagnostic technique. Comme ce document se remplit à partir des données officielles arrêtées par le préfet, le vendeur peut le générer lui-même gratuitement sur le portail Géorisques, ou le confier à un diagnostiqueur, un agent immobilier ou un notaire. Quelle que soit la personne qui le prépare, la responsabilité de sa présence et de son exactitude incombe au vendeur.

Que risque le vendeur s'il oublie l'état des risques au compromis ?+

L'oubli, l'obsolescence ou l'inexactitude de l'état des risques peut permettre à l'acquéreur de demander en justice une réduction du prix de vente, voire l'annulation (résolution) de la vente si un risque majeur non signalé a déterminé son consentement. L'agent immobilier et le notaire peuvent également voir leur responsabilité engagée au titre de leur devoir de conseil. C'est un risque disproportionné pour un document gratuit et instantané.

L'état des risques au compromis est-il payant ?+

Non, pas nécessairement. Contrairement à d'autres diagnostics, l'état des risques ne nécessite pas de visite technique : il se génère gratuitement à partir de l'adresse sur le portail public Géorisques. Certains diagnostiqueurs le facturent lorsqu'il est intégré à un dossier de diagnostics complet. Pour les professionnels qui en produisent en volume, une API d'agrégation des risques comme RisquesAPI permet de générer les ERP à la chaîne, y compris pour la mise à jour avant l'acte.

Un état des risques de plus de six mois est-il valable au compromis ?+

Non. L'état des risques doit dater de moins de six mois à la date de signature du compromis, puis être encore valable à la date de l'acte authentique. Un document de plus de six mois est considéré comme périmé et doit être refait. La durée est courte car les données sous-jacentes (plans de prévention, arrêtés de catastrophe naturelle, zonages) évoluent rapidement.

Peut-on générer l'état des risques du compromis automatiquement par API ?+

Oui. Une API d'agrégation des risques reçoit l'adresse du bien et retourne en un seul appel l'ensemble des risques (naturels, miniers, technologiques, pollution des sols, radon, arrêtés de catastrophe naturelle), puis génère l'ERP conforme prêt à annexer au compromis. C'est particulièrement adapté aux diagnostiqueurs, notaires, agences et plateformes qui doivent produire puis régénérer l'ERP avant l'acte. RisquesAPI propose 100 requêtes gratuites par jour, une documentation dédiée et un serveur MCP pour l'intégrer à un assistant IA.

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