Le diagnostic termites fait partie des documents qui peuvent devenir obligatoires lors de la vente d'un logement, mais uniquement dans certaines communes. Beaucoup de vendeurs et d'acquéreurs se demandent s'ils sont réellement concernés, comment le vérifier sans se déplacer, ce que coûte le diagnostic et qui doit le financer. Ce guide fait le point sur la définition du diagnostic termites, les zones à risque délimitées par arrêté préfectoral, la méthode officielle et gratuite pour savoir si une adresse est concernée, les nouveautés apportées par le décret du 14 janvier 2026, ainsi que l'articulation avec l'état des risques et pollutions (ERP) et le reste du dossier de diagnostic technique.
Qu'est-ce que le diagnostic termites ?
Le diagnostic termites, parfois appelé état parasitaire ou état relatif à la présence de termites, est un constat réalisé par un diagnostiqueur certifié qui recherche la présence d'insectes xylophages — au premier rang desquels les termites — dans un bâtiment et ses abords immédiats. Les termites sont des insectes sociaux qui se nourrissent de la cellulose du bois. Discrets, ils creusent des galeries à l'intérieur des poutres, planchers, huisseries et charpentes sans laisser de trace visible en surface, ce qui rend leur détection difficile pour un particulier et potentiellement lourde de conséquences pour la solidité d'un ouvrage.
Le diagnostic vise donc à informer l'acquéreur sur l'état du bien au regard de ce risque biologique. Il n'a pas pour objet d'éradiquer les termites, mais de constater leur présence ou leur absence à une date donnée. Concrètement, le professionnel examine les éléments en bois accessibles, sonde les matériaux, repère les indices d'infestation (cordonnets, galeries, bois qui sonne creux) et consigne ses observations dans un rapport normalisé.
Point clé : le diagnostic termites est un constat de situation à un instant donné. Sa validité est courte, précisément parce qu'une infestation peut évoluer rapidement.
Zones à risque : où le diagnostic termites est-il obligatoire ?
Contrairement au diagnostic de performance énergétique, le diagnostic termites n'est pas obligatoire partout. Son caractère obligatoire dépend d'un arrêté préfectoral. Chaque préfet de département a le pouvoir de délimiter les zones où la présence de termites est avérée ou susceptible de l'être à court terme. Dès qu'une commune est incluse dans un tel arrêté, le diagnostic devient obligatoire pour toute vente d'immeuble bâti situé sur son territoire.
En 2026, environ 55 départements sont couverts, en totalité ou en partie, par un arrêté préfectoral relatif aux termites. La répartition n'est pas uniforme : le grand quart sud-ouest, la façade atlantique, le pourtour méditerranéen et la région parisienne concentrent l'essentiel des zones infestées, mais le phénomène progresse. Le réchauffement climatique favorise en effet la migration des termites vers des départements jusqu'ici épargnés, ce qui explique l'extension régulière des arrêtés.
Deux cas de figure existent selon la rédaction de l'arrêté :
- Département classé en totalité : le diagnostic termites est obligatoire pour toute vente, sans exception, sur l'ensemble du territoire départemental.
- Département classé partiellement : l'arrêté liste les communes concernées, parfois quartier par quartier ou rue par rue. Seuls les biens situés dans le périmètre délimité sont soumis à l'obligation.
Il faut retenir que l'obligation naît de la localisation du bien, pas de la présence effective de termites. Un logement parfaitement sain situé dans une commune classée devra tout de même faire l'objet du diagnostic à la vente.
Comment vérifier si une adresse est en zone termites (gratuitement)
Savoir si un bien se trouve dans une zone à risque termites est gratuit et repose sur des sources publiques. Trois voies complémentaires permettent de lever le doute.
1. La carte des termites et mérules sur Géorisques
Le portail officiel Géorisques, édité par l'État, héberge désormais la cartographie nationale des termites et des mérules produite par le CEREMA. En saisissant une adresse, une commune ou en se géolocalisant, chacun peut vérifier en quelques clics si le logement est situé dans une zone couverte par un arrêté préfectoral. C'est le point d'entrée le plus pratique, car il croise l'information termites avec les autres risques du bien. Pour prendre l'outil en main, consultez notre guide Géorisques : qu'est-ce que c'est et comment l'utiliser.
2. La mairie et la préfecture
La mairie de la commune connaît précisément le périmètre de l'arrêté termites qui la concerne, y compris les découpages infra-communaux. La préfecture publie quant à elle l'arrêté départemental et ses annexes, qui font foi en cas de litige. Ces sources sont utiles lorsqu'un doute subsiste sur l'appartenance d'une rue à la zone délimitée.
3. Le diagnostiqueur immobilier
Enfin, un diagnostiqueur certifié local sait immédiatement si une adresse relève d'une zone obligatoire, puisqu'il intervient au quotidien sur le territoire. C'est souvent lui qui, à l'occasion de la commande du dossier de diagnostic technique, confirme la nécessité du constat termites.
Bon à savoir : la présence d'un arrêté termites sur la commune ne signifie pas que le bien est infesté. Elle déclenche seulement l'obligation de faire réaliser le diagnostic, dont le résultat peut parfaitement être négatif.
Ce que change le décret du 14 janvier 2026
La réglementation applicable aux termites a été renforcée par le décret n° 2026-42 du 14 janvier 2026, relatif au renforcement des mesures de surveillance et de lutte contre les termites dans les zones contaminées ou susceptibles de l'être à court terme. Ce texte modernise un cadre resté longtemps stable et répond à la progression géographique du risque.
Les principales évolutions concernent la qualité de la détection. Le décret et les normes associées imposent aux diagnostiqueurs de justifier l'examen des parties non visibles à risque à l'aide de moyens technologiques appropriés lorsqu'un doute persiste. Sont notamment mentionnés les détecteurs soniques, capables de capter le bruit des mandibules des termites, et la thermographie infrarouge, qui repère les variations de température liées à l'activité biologique au sein des parois. L'objectif est de réduire le nombre de diagnostics faussement rassurants pour des biens en réalité infestés.
Pour le vendeur, la conséquence pratique est double : le diagnostic gagne en fiabilité, mais il doit être confié à un professionnel équipé et à jour de ses obligations. Pour l'acquéreur, c'est une garantie supplémentaire quant à l'état réel du bien au moment de la transaction.
Prix, validité et qui paie le diagnostic termites
Trois questions reviennent systématiquement : combien coûte le diagnostic, combien de temps il reste valable, et à qui incombe la dépense.
Le prix
Le prix du diagnostic termites se situe généralement entre 80 et 250 euros selon la surface et le type de bien. Pour un appartement standard, il faut compter de l'ordre de 100 à 150 euros ; pour une maison individuelle, plutôt 150 à 200 euros. Le tarif n'est pas réglementé : il est donc utile de comparer plusieurs devis, idéalement en groupant l'ensemble des diagnostics obligatoires chez un même prestataire pour obtenir un forfait.
La validité
Le diagnostic termites a une durée de validité de 6 mois. Si, au moment de la signature de la promesse de vente ou de l'acte authentique, le constat date de plus de six mois, il doit être refait. Cette validité courte, identique à celle de l'état des risques, s'explique par la rapidité avec laquelle une infestation peut apparaître. C'est souvent le diagnostic qui se périme entre le compromis et l'acte lorsque le délai s'allonge. Pour une vue d'ensemble des durées, consultez notre article durée de validité de l'état des risques et des diagnostics.
Qui paie
Le diagnostic termites, comme l'ensemble du dossier de diagnostic technique, est à la charge du vendeur. En cas de découverte de termites, le vendeur n'est pas obligé de traiter avant la vente : il peut soit faire réaliser un traitement et fournir l'attestation correspondante, soit négocier le prix à la baisse pour intégrer le coût des travaux, qui peuvent aller de quelques milliers à plus de dix mille euros selon l'ampleur de l'infestation. En revanche, la déclaration en mairie de la présence de termites est obligatoire.
| Élément | Diagnostic termites |
|---|---|
| Déclencheur de l'obligation | Arrêté préfectoral sur la commune |
| Réalisé par | Diagnostiqueur certifié |
| À la charge de | Le vendeur |
| Prix indicatif | 80 à 250 euros |
| Durée de validité | 6 mois |
| Obligation à la location | Non (vente uniquement) |
Diagnostic termites, ERP et dossier de diagnostic technique
Le diagnostic termites ne doit pas être confondu avec l'état des risques et pollutions (ERP), même s'ils sont souvent réunis dans le même dossier. Ce sont deux documents distincts, avec des logiques différentes.
L'ERP est un document d'information sur les risques naturels, miniers et technologiques ainsi que sur la pollution des sols et le potentiel radon. Il ne nécessite aucune certification, car il retranscrit des données publiques. Le diagnostic termites, lui, est une expertise technique qui exige un professionnel certifié et assuré. Pour bien comprendre l'ERP, voyez notre article qu'est-ce que l'état des risques et pollutions (ERP).
Les deux prennent place, aux côtés du DPE, de l'amiante et du plomb, dans le dossier de diagnostic technique (DDT) annexé à la promesse de vente puis à l'acte authentique. Le décret de 2026 confirme cette intégration : lorsque le bien se situe dans une commune classée, l'état relatif aux termites rejoint les autres diagnostics du dossier. Pour la liste complète et à jour, consultez notre guide diagnostics immobiliers obligatoires pour vendre en 2026.
Un point mérite d'être souligné : contrairement à l'ERP, le diagnostic termites n'est en principe pas exigé pour une location. Il concerne la vente. À la location, c'est surtout l'état des risques qui s'impose, comme détaillé dans notre article l'état des risques est-il obligatoire à la vente et à la location.
Termites, mérule et autres insectes xylophages
Les termites ne sont pas le seul ennemi biologique du bâti. La mérule, un champignon lignivore surnommé « lèpre des maisons », se développe dans les bois humides et mal ventilés et peut ruiner une charpente. La loi ALUR a créé une obligation d'information : lorsqu'un arrêté préfectoral délimite des zones à risque de mérule, le vendeur doit en informer l'acquéreur. En pratique, la cartographie nationale héberge à la fois les termites et les mérules, ce qui permet de vérifier les deux risques au même endroit sur Géorisques.
À côté des termites, d'autres insectes xylophages — capricornes, vrillettes, lyctus — peuvent dégrader le bois de charpente. Ils ne font pas l'objet d'une obligation de diagnostic aussi encadrée, mais un état parasitaire complet les mentionne généralement. Pour l'acquéreur, il est donc pertinent de raisonner en termes de « santé du bâti » globale plutôt que de se limiter aux seuls termites.
À retenir : termites et mérule relèvent de deux obligations distinctes. Vérifier une adresse sur la carte nationale permet de savoir en un coup d'œil si l'une ou l'autre s'applique.
Vérifier la zone termites d'une adresse par API
Consulter la situation d'un seul bien sur Géorisques est simple et gratuit. Mais pour un professionnel — agence immobilière, notaire, diagnostiqueur, plateforme ou logiciel métier — qui traite des dizaines ou des centaines d'adresses, la vérification manuelle, carte par carte, devient vite chronophage et source d'erreurs. D'autant que la zone termites n'est qu'un élément parmi tous les risques à contrôler avant une transaction.
C'est précisément ce que résout RisquesAPI : en un seul appel, l'API renvoie pour une adresse l'ensemble des données de risque — zonages termites et mérules, mais aussi inondation, retrait-gonflement des argiles, séisme, radon, installations classées, pollution des sols — au format structuré, et génère automatiquement l'état des risques (ERP) conforme et prêt à annexer. Le dossier de diagnostic technique s'en trouve fiabilisé, sans ressaisie manuelle.
Vous trouverez le détail de tous les champs de réponse dans notre documentation API. Si vous travaillez avec un assistant IA, notre serveur MCP permet d'interroger les risques d'une adresse en langage naturel, sans écrire de code. Les quotas et tarifs figurent sur la page Tarifs : 100 requêtes par jour gratuites, sans inscription.
Le diagnostic termites n'est donc obligatoire que là où un arrêté préfectoral l'impose, mais la vérification de la zone, elle, est toujours gratuite et accessible à tous. Pour un projet unique, Géorisques et la mairie suffisent. Pour fiabiliser et automatiser la vérification à grande échelle, explorez notre documentation API et démarrez gratuitement.
